Un trou dans la main


Instalación con espuma aislante, espuma acústica, tubos de espuma, soportes de metal, pumita (piedra pómez), fósil, arcilla, tubos fluorescentes, placa fotográfica, filtros fotográficos, metacrilato, obsidiana, placa de memoria, iPhone, dados, carbón vegetal, tubo y esferas pvc, estor, espejos, pantalla LCD, vídeo (14min14s en loop)
300 x 360 x 170 cm
2021







[Eng]
How can we grasp reality? How can we literally feel what is real in our hands? How can we see the transformations of the matter over time? Over long periods of time? Un trou dans la main is an installation that brings together various materials –and their temporalities– in a sort of conglomerate. Starting from the idea of a black hole, where a gravitational singularity traps matter, the installation gathers elements together in the center of the room, attracting the public to discover each one, their histories and their relationship with others. The artist is interested in thinking about the tensions between them and, above all, in their timelines, their change, in how they coincide and coexist in this brief moment, but also how they go far beyond the here-now, both towards the past and towards the future. Objects and materialities shown in other installations reappear here, in a different order of configuration, in another time of appearance. A pumice, an obsidian stone, a mobile screen or a computer hard disk come together in a possible line of interpretation, which links the time of the volcanoes (and the eruptions to form volcanic glass) to our first reflection on polished surfaces, which lasts until today, and a certain loss of memory, having the ability to save everything. In the center of this black hole of the installation, a video captures the eye by the constant movement of a waving hand. An attempt to explain something. Of touching to indicate the existence of reality, to make it visible. Merging with each other and with the hand, several images appear: the first color photograph, the Pillars of Creation captured by the Hubble telescope, wilting flowers, scientific graphics, a representation of quantum fluctuation, a liquid crystal, the first real image of a black hole (taken by scientists in 2019) and the first simulated image of a black hole (made by French scientist Jean-Pierre Luminet in 1979). From the fleeting life of a flower to immeasurable cosmic times, passing through our human existence, which tries to give meaning to everything that crosses us. Our time is short. And because of such temporary experience we see things as fixed, in separate states of matter. However, everything flows. Everything is finite, but immersed in an infinite flow of transformation. It's only a matter of time.





[Esp]
¿Cómo captar la realidad? ¿Cómo podemos sentir literalmente lo que es real en nuestras manos? ¿Cómo podemos ver las transformaciones de la materia a lo largo del tiempo? ¿Durante largos períodos de tiempo? Un trou dans la main es una instalación que reúne varias materialidades –y sus temporalidades– en una especie de conglomerado. Partiendo de la idea de agujero negro, esa singularidad gravitacional que atrapa la materia, la instalación se concentra en el centro de la sala, atrayendo al público a descubrir cada elemento, sus historias y sus relación con los demás. Le interesa al artista pensar en las tensiones entre ellos y, sobre todo, en sus líneas de tiempo, su devenir, en cómo coinciden y conviven en este breve momento, pero que van mucho más allá del aquí-ahora, tanto hacia el pasado como hacia el futuro. Objetos y materialidades presentes en otras instalaciones vuelven a aparecer, en otro orden de configuración, en otro tiempo de aparición. Una pumita, una piedra obsidiana, una pantalla de móvil o una memoria interna de un ordenador se unen en una posible línea de interpretación, que enlaza el tiempo de los volcanes (y las erupciones para formar piedras vítreas) a nuestro primer reflejo en superficies pulidas, que perdura hasta hoy, y una cierta pérdida de memoria, teniendo la capacidad de guardarlo todo. En el centro de ese agujero negro de la instalación, un vídeo capta la mirada por el movimiento constante de unas manos que gesticulan sin parar. Un intento de explicar alguna cosa. De tocar para señalar la existencia de la realidad, hacerla visible. Aparecen varias imágenes que se funden entre ellas y con esa mano: la primera fotografía a color, los Pilares de la Creación captados por el telescopio Hubble, unas flores que se marchitan, gráficos científicos, una representación de la fluctuación cuántica, un cristal líquido, la primera imagen real de un agujero negro (tomada por científicos en 2019) y la primera imagen simulada de un agujero negro (realizada por el científico francés Jean-Pierre Luminet en 1979). De la efímera vida de una flor a tiempos cósmicos inconmensurables, pasando por nuestra existencia humana, que procura dar sentido a todo aquello que se nos atraviesa. Nuestro tiempo es breve. Y por tal experiencia temporal vemos las cosas como fijas, en estados separados de materia. Sin embargo, todo fluye. Todo es finito, pero inmerso en un flujo infinito de transformación. Es solo una cuestión de tiempo.




[Fr]
Comment pouvons-nous saisir la réalité? Comment pouvons-nous littéralement sentir ce qui est réel entre nos mains? Comment pouvons-nous voir les transformations de la matière dans le temps? Sur de longues périodes de temps? Un trou dans la main est une installation qui rassemble divers matériaux –et leurs temporalités– dans une sorte de conglomérat. Partant de l’idée d’un trou noir, où une singularité gravitationnelle emprisonne la matière, l’installation rassemble des éléments au centre de la pièce, invitant le public à découvrir chacun d’entre eux, leur histoire et leur relation aux autres. L’artiste souhaite réfléchir aux tensions qui existent entre eux et, surtout, à leur chronologie, à leur évolution, à la façon dont ils coïncident et coexistent dans ce bref instant, mais aussi à la façon dont ils vont bien au-delà de l’ici et maintenant, tant vers le passé que vers le futur. Les objets et les matérialités présentés dans d’autres installations réapparaissent ici, dans un ordre de configuration différent, dans un autre temps d’apparition. Une pierre ponce, une pierre d’obsidienne, un écran de téléphone portable ou un disque dur d’ordinateur se rejoignent dans une ligne d’interprétation possible, qui relie le temps des volcans (et des éruptions pour former le verre volcanique) à notre premier reflet sur des surfaces polies, qui dure jusqu’à aujourd’hui, et à une certaine perte de mémoire, jusqu’à la capacité de tout sauvegarder. Au centre de ce trou noir de l’installation, une vidéo capte le regard par le mouvement constant d’une main qui s’agite. Une tentative d’expliquer quelque chose. De toucher pour indiquer l’existence de la réalité, pour la rendre visible. En fusionnant entre elles et avec la main, plusieurs images apparaissent: la première photographie en couleur, les Piliers de la Création capturés par le télescope Hubble, des fleurs fanées, des graphiques scientifiques, une représentation de la fluctuation quantique, un cristal liquide, la première image réelle d’un trou noir (prise par des scientifiques en 2019) et la première image simulée d’un trou noir (réalisée par le scientifique français Jean-Pierre Luminet en 1979). De la vie éphémère d’une fleur aux temps cosmiques incommensurables, en passant par notre existence humaine, qui tente de donner un sens à tout ce qui nous traverse. Notre temps est court. Et à cause de cette expérience temporaire, nous voyons les choses comme fixes, dans des états séparés de la matière. Pourtant, tout coule. Tout est fini, mais immergé dans un flux infini de transformation. Ce n’est qu’une question de temps.


Exchange program Homesession and art3, supported by Région Auvergne-Rhône-Alpes and Institut Ramon Llull